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27 février 2008

Robert Owen

Je continue la série entamée avec Benjamin Constant. Cette fois, je passe aux socialistes utopiques, en commençant par Robert Owen

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Robert Owen (1771-1858)

Robert Owen est un industriel alliant donc expérience pratique et rationalisme. Il croit fermement à la révolution industrielle mais refuse ses conséquences sociales. Il est aussi persuadé de la toute-puissance de la raison et pense que l’homme est le produit de son milieu social : il suffirait de contrôler l’éducation, la production et les échanges pour restaurer les solidarités collectives.

Son goût du concret le pousse à agir en patron philanthrope : il insiste sur l’éducation des enfants, la formation des travailleurs, améliore l’hygiène, augmente les salaires, maintenant malgré tout une assez bonne productivité. Partisan d’une réforme par le haut, il en appelle à l’Etat pour faire voter une loi abolissant le travil de l’Etat puis pour promouvoir des expériences de communisme agraire ou de banque d’échange. Sans y parvenir.

Plus tard, il pousse plus loin vers l'utopie, souhaitant des villages d’harmonie et de coopération mutuelle. Le profit y serait abolit par une rémunération basée sur le temps, grâce à une banque où s’échangent des bons de travail.

 
Mais ses idées sont loin de triompher en Grand Bretagne et il décide de tenter sa chance aux Etats-Unis. Il y fonde la communauté de New Harmony, mais c’est un échec : l’individualisme l’emporte. Il doit revenir, ruiné, en Angleterre.

 

 

[Je laisse le blog de côté pour quelques jours. Retour en début de semaine prochaine.] 

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