02 février 2009
Je ne suis pas mort !
Mais alors pas du tout...
Bon, ok. J'écris pas des masses. Je le confesse. Rien depuis le 15 décembre. Pas grand chose depuis cet été. Il y a sûrement pleins de raisons à ça. Mais le problème principal est une question de contenu.
J'ai jamais été un grand spécialiste du blog quotidien où on commente chaque jour un peu de tout. Du blog bistrotier en sorte. A cela s'ajoute le fait que je me sens de moins en moins à l'aise à parler de ce que je maîtrise mal. Enfin, pour couronner le tout, mon sujet de prédilection, la politique, me pose quelques soucis. Je ne suis plus tout à fait sûr de mes convictions, ce qui, logiquement, a quelques conséquences sur mon engagement, notamment partisan.
D'où vient ce bordel ? Je crois que c'est, d'une certaine manière, le métier qui rentre. C'est-à-dire que plus je m'enfonce dans l'histoire, plus ces penchants se confirment. La fréquentation du passé m'amène à relativiser le quotidien et ses "petits" événements, à nier leur importance. Tout en restant concentré sur l'actualité, je m'intéresse moins à certaines choses. Même si j'ai quand même quelques réactions sur des sujets qui me touchent ou me concernent. Ensuite, l'apprentissage de l'histoire est aussi celui de la méthode et de la rigueur. Forcément, ça aide pas à écrire sur tout, sans savoir ce que je dis... Enfin, l'histoire m'oblige aussi à réévaluer mes convictions politiques, notamment en me mettant face aux contradictions des grands schémas d'explication. Elle m'amène à relativiser, par exemple, les individus ou même les partis politiques.
Sans compter que dans le même temps, et de manière indissociable, j'ai d'autres lectures qu'historiques et je discute avec pas mal de gens engagés. Tout ça est passionnant, mais a pour conséquence, au moins pour l'instant, que je suis un peu paumé, et que c'est plus difficile d'écrire ici.
Bref. La question se pose de la survie de ce blog. J'ai quand même envie de le garder. De garder cet espace égocentrique, où je parle comme je veux, de ce que je veux. Et puis, quand j'écris ici, ça me fait du bien. Et je pense que c'est un bon exercice que d'écrire publiquement (même pour une poignée de lecteurs...). Alors quoi ? Qu'écrire ici ? Je reste dans le prolongement de ce que j'écrivais il y a quelque mois : j'écris ce que j'ai envie d'écrire, sans fixer de programme préalable. Avec, on s'en doute, un prédilection pour les sujets d'histoire ou de politique, mais en restant dans l'état d'esprit que je viens d'écrire. Il se pourrait donc que mes prochains articles soient à la fois plus précis, plus assuré, mais aussi plus rares. A voir : là, maintenant, je suis motivé. Est-ce que ça va durer ?
Bon, ok. J'écris pas des masses. Je le confesse. Rien depuis le 15 décembre. Pas grand chose depuis cet été. Il y a sûrement pleins de raisons à ça. Mais le problème principal est une question de contenu.
J'ai jamais été un grand spécialiste du blog quotidien où on commente chaque jour un peu de tout. Du blog bistrotier en sorte. A cela s'ajoute le fait que je me sens de moins en moins à l'aise à parler de ce que je maîtrise mal. Enfin, pour couronner le tout, mon sujet de prédilection, la politique, me pose quelques soucis. Je ne suis plus tout à fait sûr de mes convictions, ce qui, logiquement, a quelques conséquences sur mon engagement, notamment partisan.
D'où vient ce bordel ? Je crois que c'est, d'une certaine manière, le métier qui rentre. C'est-à-dire que plus je m'enfonce dans l'histoire, plus ces penchants se confirment. La fréquentation du passé m'amène à relativiser le quotidien et ses "petits" événements, à nier leur importance. Tout en restant concentré sur l'actualité, je m'intéresse moins à certaines choses. Même si j'ai quand même quelques réactions sur des sujets qui me touchent ou me concernent. Ensuite, l'apprentissage de l'histoire est aussi celui de la méthode et de la rigueur. Forcément, ça aide pas à écrire sur tout, sans savoir ce que je dis... Enfin, l'histoire m'oblige aussi à réévaluer mes convictions politiques, notamment en me mettant face aux contradictions des grands schémas d'explication. Elle m'amène à relativiser, par exemple, les individus ou même les partis politiques.
Sans compter que dans le même temps, et de manière indissociable, j'ai d'autres lectures qu'historiques et je discute avec pas mal de gens engagés. Tout ça est passionnant, mais a pour conséquence, au moins pour l'instant, que je suis un peu paumé, et que c'est plus difficile d'écrire ici.
Bref. La question se pose de la survie de ce blog. J'ai quand même envie de le garder. De garder cet espace égocentrique, où je parle comme je veux, de ce que je veux. Et puis, quand j'écris ici, ça me fait du bien. Et je pense que c'est un bon exercice que d'écrire publiquement (même pour une poignée de lecteurs...). Alors quoi ? Qu'écrire ici ? Je reste dans le prolongement de ce que j'écrivais il y a quelque mois : j'écris ce que j'ai envie d'écrire, sans fixer de programme préalable. Avec, on s'en doute, un prédilection pour les sujets d'histoire ou de politique, mais en restant dans l'état d'esprit que je viens d'écrire. Il se pourrait donc que mes prochains articles soient à la fois plus précis, plus assuré, mais aussi plus rares. A voir : là, maintenant, je suis motivé. Est-ce que ça va durer ?
18:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Le spécialiste des blogs quotidiens... Il est loin... Plus le temps.
Ecrit par : Nicolas J | 02 février 2009
Avec la revolte des universitaires a venir, je pense que tu va reprendre du poil de la bête sans problème... Ou sinon, ou se fait cette foutu publication ! En pdf, sur un nouveau blog.
Ecrit par : Nils | 03 février 2009
@ Nicolas : même sans le temps, tu es encore le maître... c'est un état d'esprit ;-)
@ Nils : on va en recauser, hein !
Ecrit par : Colin | 03 février 2009
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