03 novembre 2008
Former les militants
Comme tous les militants socialistes, j'ai reçu la semaine dernière le rapport d'activité du PS dans ma boîte. Comme (presque) tous les militants socialistes, je ne l'ai pas lu. Sauf la partie concernant l'activité de formation, placée sous la tutelle d'Henri Weber. J'avoue que c'est assez déprimant. Derrière l'enrobage, on voit le vide de l'action du PS sur cette question. Ce que semble confirmer Julien Dray dans l'entretien qu'il a passé avec quelques blogueurs (voir la liste des billets qui en ont résulté chez Nicolas J.). Hervé Nowak écrit : "Il nous explique que la formation populaire doit être replacée au cœur des préoccupations, il est lassant de voir évoluer une classe politique élitiste qui confisque le savoir, car au fond, que serait l’humanité sans cette transmission du savoir."
Pourquoi je m'intéresse à cette question ? Parce qu'elle me semble d'être d'une importance non négligeable et pourtant négligée dans la lutte des socialistes contre un ordre social inégalitaire. Elle est d'ailleurs au centre de mes recherches de master 1 (je travaille sur la formation des militants du PCF dans la période de la guerre froide, j'y reviendrais peut-être un de ces jours). J'aimerais revenir sur deux points qui me semblent plaider dans le sens de l'affirmation de Dray.
J'écrivais ceci il y a quelques mois (dans un article repis par Libération, quand même !) :
Le deuxième axe [en parallèle du travail de réflexion idéologique] de ce qui devrait être l’action du Parti Socialiste est donc le travail de popularisation des valeurs, des thèmes et in fine des solutions des socialistes. Travail qui devrait être bien plus ambitieux, bien plus profond qu’une simple campagne électorale, essentiellement télévisée. Car comme je le disais plus haut, pour espérer avoir les moyens de mettre en place une politique socialiste, il faut vraiment convaincre la population. C’est donc sur le terrain idéologique que la propagande (acceptons le mot dans sa définition non totalitaire : travail de communication en vue de convaincre sur un terrain politique) doit jouer. On sait tous que la télévision, et la plupart de médias de manière générale, se prêtent mal à de longs débats ou argumentaires. Je pense que pour convaincre il faut réellement aller vers les gens. C’est d’un travail de terrain que pourra émerger une France socialiste. Comment faire ? Là encore, je n’ai pas de réponse toute faite. Le PS est lié à un grand nombre d’associations de terrain, il y a sûrement quelque chose à faire de ce réseau. Ensuite, il faut utiliser au mieux le réseau des militants. Pour organiser des diffusions de tracts, des journaux locaux (qui traitent à la fois des enjeux locaux et nationaux)… Et surtout organiser des réunions, dans les entreprises, dans les quartiers pour (re)créer un lien avec les couches populaires (ah, que je n’aime pas cette expression !) et le Parti. Ce qui nécessite de revaloriser la place des militants dans le Parti. Bref, il faut faire du PS un parti de militants et non de notables. Et peut-être un jour un parti de masse. C’est par un tel travail de longue haleine, en ressassant parfois certains thèmes, en convaincant pied par pied qu’on construira quelque chose de durable. Renforcer le lien entre le Parti et le peuple passe aussi par une meilleure écoute qui fasse remonter les revendications populaires jusqu’aux débats idéologiques, une écoute qui soit aussi une forme de conseil aux personnes en situation difficile (comme parfois les syndicats au sein de entreprises) et donc une écoute créatrice de confiance…
Premier point. La formation des militants doit être un des éléments centraux pour répondre à cet objectif. D'abord pour convaincre les militants socialistes (et pourquoi pas les écouter ?). Ensuite pour leur donner de réels outils politiques pour débattre, argumenter, convaincre. Au quotidien comme dans des réunions publiques, par la rédaction de papiers locaux ou tout autre action militante. Parce que seuls les militants pourront remplir cette tâche de construire une France socialiste. Ce travail de formation ne doit donc pas seulement concerner les cadres du parti, mais être proposé à tous les militants, à l'échelle de la section si c'est possible, en regroupant plusieurs sections sinon. Déjà le cadre fédéral me paraît trop large et trop centralisé pour être pertinent. Nous prônons la décentralisation, appliquons la. Et alors, les convictions transmises aux militants par ces formations feront tâche d'huile.
Deuxième point. Sans faire preuve d'un ouvriérisme comparable à celui du PCF il y a quelques années, j'assigne aussi à ce travail de formation un objectif social. Celui de permettre à d'autres que des énarques, des universitaires, des prof, des médecins, de prendre des reponsabilités dans le parti. Ou d'exercer des mandats locaux ou nationaux. Ne nous leurrons pas, une rapide analyse sociologique des élus , des candidats et même des cadres socialistes suffirait, j'en suis persuadé, à convaincre qu'entre nos discours et nos actes, il y a un fossé à combler. Il faut donc construire une offre éducative qui soit pertinente pour des gens qui n'ont pas pu, ou n'ont pas voulu quand c'était possible, poursuivre des études supérieures, voire secondaires (au moins le lycée). Avec tous les reproches qu'on peut légitimement lui faire, le système éducatif mis en place par le PCF avait au moins cette qualité à mes yeux essentiels : elle a permis à des ouvriers de passer de l'usine aux mairies, conseils généraux, et même à l'Assemble Nationale, au Sénat et jusqu'à quelques ministères. Des gens qui ont démontré qu'on pouvait être issu de milieux populaires et exercer avec qualité des mandats électifs, des exemples en quelques sorte ; des gens, aussi, qui ont apporté dans l'exercice de leurs fonctions un regard radicalement différent de celui qui n'a connu que l'ENA et le pouvoir, par leur expérience infiniment différente de la société. A nous de reprende le flambeau, de l'adapter à une société qui a évolué, de l'élargir à toutes les catégories maintenues dans une infériorité politique. A nous de lui donner une dimension encore plus ambitieuse. Il me semble tenir là un des éléments d'une perspective révolutionnaire de renversement et d'équilibrage de l'ordre politique. Nous critiquons la reproduction des élites, luttons contre elle !
14:42 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, formation, militant, parti, socialiste, communiste, ps
06 juin 2008
Quand le pétrole s'en va...
Pêcheurs en grève. Routiers en grève. Agriculteurs en grève. Taxis en grève. Ambulanciers en grève. Tout ça pourquoi ? Pour une seule et même raison : le pétrole. Le pétrole qui flambe. Qu’est ce qu’ils veulent les bougres ? Que l’Etat leur assure le carburant moins cher. Histoire de continuer à gagner de l’argent quand ils travaillent. On les comprend. Mais le problème est bien plus large que ça. Le pétrole cher ça pourrait bien ne pas s’arrêter de si tôt. Voire ne pas s’arrêter du tout. D’où vient ce prix ? On parle de spéculation. C’est vrai que depuis l’éclatement de la bulle sur l’immobilier américain, les spéculateurs en tout genre sont revenus aux bons vieux profits sur les matières premières. Avec les conséquences qu’on sait sur les prix de l’alimentaire mondial. Et les matières premières, c’est aussi le pétrole. Sauf que l’effet de la spéculation sur le prix du baril, pour réel qu’il soit, ne serait bien que l’écume sur la vague. D’autres causes bien plus profondes sont aussi bien plus inquiétantes pour l’avenir, au moins économique, de la planète. La principale, c’est sûrement que la consommation n’a jamais été aussi élevée. Surtout avec le développement à réaction de la Chine et de l’Inde. Et puis, les pays producteurs ont appris depuis quelques décennies à ne plus se laisser pomper par les compagnies européennes et américaines. S’ajoute une autre cause, qui ne joue peut-être pas encore vraiment, mais qui sera réellement problématique dans les années à venir : la pénurie. Ben oui, le pétrole c’est pas comme l’or de Midas. Quand y en a plus, y en a plus.
Mais prend-on vraiment conscience du bouleversement que représentera la hausse continue des prix du pétrole puis la pénurie ? Les conséquences économiques et sociales seront énormes. Car aujourd’hui, TOUT repose sur le pétrole. Prenons l’exemple de l’alimentaire. La plus grande partie de ce qu’on bouffe est issu d’une agriculture productiviste. C'est-à-dire qui produit sur d’énormes surfaces exploitées grâce à des machines qui fonctionnent…au pétrole. Qui nourrit ses cultures avec des produits qui contiennent… du pétrole. Qui nécessite, pour rejoindre les centres urbains de consommation, des transports roulant… au pétrole. Et on va acheter tout ça au supermarché… avec du pétrole. Les prix de l’alimentation risquent donc bien d’exploser d’une telle façon que la famine, on la connaîtra aussi. De manière générale, nous sommes dans une économie mondialisée qui regroupe des nations spécialisées et interdépendantes. Ce système est viable tant que les coûts de transport sont minimes… Et tout cela sans compter l’effet kiss cool du pétrole à tout crin, le réchauffement et autres désastres environnementaux, qui nous rappellera un jour qu’à trop jouer les apprentis sorciers c’est peut-être à notre fin biologique que nous courrons.
En gros, je pense que nous sommes à l’aube d’une période très difficile, très compliquée. Une période où il faudra repenser tout l’ordre économique du monde en cherchant à limiter au maximum les conséquences sociales. Si on laisse faire la jolie technique du libéralisme économique ? Oh oui, les « anomalies » seront corrigées. Mais en combien de décennies ? Pour quel coût humain ? Non, il faudra repenser des solutions plus ou moins dirigistes, concertées, volontaristes, pour rendre possible une transition vers une économie en partie relocalisée. En agriculture comme en industrie. Et il faut être honnête, oser affirmer que la société de surconsommation on devra l’oublier. Finis les cadeaux bonux en plastique. Ben oui, le plastique c’est du pétrole aussi, et puis c’est fabriqué en Chine tout ça, transporté à coup de pétrole. Décroissance ? Si ça continue, nous n’aurons pas le choix.
Alors voilà. Une volonté qu’il nous faut. Pour reconvertir des activités condamnées (comme la pêche telle qu’on la pratique aujourd’hui par exemple), pour soutenir ceux qui n’arriveront pas à s’adapter, pour pousser la recherche. Il faut le dire, l’assumer et proposer une vision. Tout ça nécessite évidemment une réflexion de long terme et une intervention publique (donc il faudra s’atteler à repenser la fiscalité, ça pourrait bien être nécessaire…). Volonté, vision, honnêteté. Peut-on en attendre autant de notre gouvernement ? Il est clair que non. Y-a-t-il quelqu’un au PS capable d’assumer une telle position ? J’ai peur de la réponse.
Pessimiste ? On verra…
23:28 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, consommation, politique, sarkozy, ps, avenir
27 mai 2008
Les débats qu'on devrait faire
Marc raille gentiment les "jolies polémiques" et les "exégètes" de son parti (qui se trouve aussi être le mien...), en posant quelques idées de débats inutiles pour s'occuper en section. Moi je vais faire comme si on pouvait débattre sérieusement et lister quelques points de réflexion à mon avis essentiel pour construire une projet de société alternatif.
- Quel est le rôle de la propriété ?
- Quel est le rôle du travail ?
- Quel est le rôle du salaire ?
- A quoi servent les riches ?
- A quoi sert l'Etat ?
- A quoi sert la croissance ?
- A quoi sert la monnaie ?
- Le politique peut-il influer sur l'économique ?
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(Comme Marc, je laisse des cases à remplir)
Par contre, je suis en révision, alors je réfléchirai un autre jour. (Pour ceux qu'auraient pas deviné, je fais mes fiches sur le marxisme...).
14:14 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13 mai 2008
Limiter les salaires ?
Limiter les salaires. Vraiment, pas qu'un peu. Voilà une proposition qui peut paraître déplacée quand on ne parle que d'augmenter le pouvoir d'achat. Pourtant ce n'est peut-être qu'une manière radicale de poser le problème des inégalités de revenus. C'est en tout cas une idée qui me semble très rarement débattue. Je ne l'ai vue posée qu'une fois : dans le numéro de février de la Décroissance (débat entre Besancenot, Geneviève Adam d'ATTAC et Pierre Khalfa de Solidaires). C'est d'ailleurs en le refeuilletant que m'est venue l'idée de ce billet.20:55 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, besancenot, rsa, rmi, smic, politique, salaire
11 mai 2008
Pourquoi j'ai adhéré au PS

Cette fois, je parle de moi. Et de mon très récent engagement au sein du Parti Socialiste. Cela surprendra certains qui me connaissent. Car oui, je suis un putain de gauchiste. J'ai voté Besancenot l'an dernier, en hésitant avec Bové. J'ai bloqué ma fac deux fois en trois ans. Je suis abonné à Politis et au Monde Diplomatique. Et je n'ai jamais hésité à taper sur le PS, que ce soit vis-à-vis des nombreuses ambigüités de la campagne de Ségo ou sur la position de faux-cul du PS lors de la modif de la constitution de février dernier, préalable au traité de Lisbonne.
Alors quoi ? Ca y est à 21 ans j’ai appris à retourner ma veste ? Pas vraiment. D’où m’est venue la décision d’adhérer au Parti Socialiste ? Au départ, il y a une envie de réflexion politique, qui me pousse rapidement à vouloir m’engager plus en avant. Mon premier engagement (hors les combats sectoriels universitaires) est celui de la campagne municipale. La démarche comme le projet de la liste d’union de la gauche sur Hérouville, menée par le socialiste Emmanuel Renard, m’avaient séduits. Sur le terrain comme sur ce blog j’ai apporté ma modeste contribution. Premier contact concret et personnel avec le Parti Socialiste. Première défaite aussi. Car la droite conserve la mairie. Déception, à la fois par la réélection de Rodolphe Thomas et par la défaite d’un projet municipal qui me semblait tout simplement bon. Cette défaite me donne envie de participer à construire une alternative localement. Ce qui rejoint mon envie plus générale d’un engagement durable.
Deux pistes me semblent possibles : le PS ou plus à gauche. Plus à gauche ? Le PCF… hmmm ! LO… pareil. Reste la LCR, ou plutôt le futur-nouveau parti anticapitaliste. Autant dire tout de suite que je ne suis pas convaincu du tout par la démarche d’Olivier Besancenot et de la direction de la LCR. Construire un grand parti de gauche alternatif au PS, ok. Surtout si ce dernier continue à dériver vers le Modem. En s’adressant directement à la base, pourquoi pas. Mais sans parler en même temps au PCF et à LO, sans chercher à travailler avec les forces éparses des « collectifs antilibéraux »… ? Tout ça me semble de mauvais augure. S’il ne s’agit que d’agrandir la LCR, très peu pour moi. D’autant plus que je crains que tout cela ne finisse tout simplement en un « parti d’Olivier » (personnalisation qui se confirme avec son passage chez Drucker aujourd’hui même…). Bref, je ne crois pas qu’on ait là une initiative crédible pour construire une alternative à l’UMP.
Du coup, il n’y a aujourd’hui qu’un parti qui puisse espérer faire bouger les choses, le Parti Socialiste. Je ne suis bien sûr pas enthousiaste devant ce qu’est le PS. Je regrette comme beaucoup la lutte d’égo qu’il offre en spectacle à des journalistes qui n’attendent que ça. J’ai d’ailleurs déjà expliqué quel était mon souhait pour le PS, celui d’un Parti qui soit avant tout un lieu de réflexion en même temps qu’un outil massif de popularisation (bon ok, de propagande…). Je me fais sûrement quelques illusions sur ce que peut encore devenir ce parti. Certes. Mais c’était ça ou rien. Et finalement deux choses ont présidé à ma décision : d’abord cette campagne municipale qui m’a convaincue que je devais m’engager localement et que le meilleur cadre à Hérouville y était le PS ; ensuite, la perspective du Congrès de novembre qui devra être un moment fondamental pour relancer enfin une dynamique à gauche.
J’ai donc payé mes 20 euros de primo-adhérent. C’est fait. Pourtant je ne me sens pas complètement lié. Je participe bien sûr activement à la vie de ma section dont je dois un de ces jours refaire le site web (et oui, il y a du boulot...). Mais si le Congrès me déçoit, je me sentirais tout à fait libre de ne pas renouveler mon adhésion. Si je me suis trompé sur le pari de Besancenot, je reverrais aussi peut-être ma position. Et si les candidats ou programmes socialistes aux prochaines échéances (je pense notamment aux européennes ou il pourrait bien y avoir quelques divergences…)me déçoivent, rien ne m’engage à voter pour le PS, sans nécessairement rendre ma carte... En attendant, contrairement à certains qui me reprocheront d’être allé dans un parti « de droite » (…), je ne resterai pas les bras croisés.
16:52 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, parti, socialiste, adhérer, adhésion, adhérent
14 avril 2008
A la recherche du PCF
Je suis aujourd'hui en dernière année de licence. Ce qui signifie que l'an prochain c'est le master. Pour ma part ce sera un master recherche en histoire politique. Première réelle approche de la recherche qui entraîne dès maintenant une réflexion sur le sujet que je vais étudier. Voilà qui est exaltant : c'est à moi qu'il revient de définir quel sera l'objet d'une année entière de travail !
Alors je m'y suis collé. D'abord trouver un objet d'étude. Ca ne vous étonnera pas : j'ai choisi de travailler sur les idées politiques. Ou plutôt sur le rôle de l'idée en politique. Comme pour répondre à une problématique que je soulevais il y a quelques semaines pour l'ouverture du Blog du Congrès socialiste par les militants, je m'intéresse à la manière dont les idées politiques pénètrent au sein du corps civique. J'y vois deux choses. D'abord les médias traditionnels (TV, radio, presse écrite) ; je ne m'y attarderai pas. Ensuite, plus complexes, ce que j'appelerai les formes militantes de la propagande. Articulées autour des hommes et des structures politiques : réunions publiques, formations au sein des partis, campagnes électorales... C'est, vous l'aurez deviné, sur ces formes militantes de la diffusion des idées politiques que j'ai choisi de travailler.
Reste à traduire ce questionnement encore relativement vague en un sujet précis de Master 1. Après un rapide rendez-vous avec mon futur maître de recherches, je m'oriente vers une étude des structures du PCF en partant de cette interrogation sur la manière dont se transmettent les idées politiques. A priori je me limiterai géographiquement (sûrement la seule Basse-Normandie) et chronologiquement (depuis la Libération, sur la Ve ? je me tâte, et ça dépendra essentiellement des sources disponibles).
Ce sera donc un travail à la croisée de l'histoire politique (recherches sur les idées et les structures politiques) et de l'histoire culturelle (diffusion).
Si vous avez des suggestions, des idées, des commentaires quant à ce sujet de recherche, n'hésitez surtout pas. Car la gestation est toujours en cours et ne demande qu'à être meilleure !
(J'avoue le titre est racoleur par rapport au contenu du billet. Vous plaigniez pas, vous avez failli avoir droit à "A la recherche du PCF nu" !)
23:07 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, recherche, histoire, master, pcf
29 mars 2008
Rénover : dans quelle direction ?
Depuis maintenant quelques mois, l’affaire est entendue : il faut rénover le Parti Socialiste. Tout le monde s’accorde sur ce point. Il faut rénover le Parti Socialiste. Bien. Mais le point essentiel n’est pas en réalité de savoir si le Parti doit se rénover ou non, ce qui compte c’est de savoir quel doit être le contenu de cette rénovation. A en croire bon nombre d’éditorialistes, le Parti doit se moderniser. Ce qui en général signifie changer d’alliance et/ou de leader. Abandonner un PCF jugé « archaïque » et préférer le MoDem. Sans qu’on sache bien d’ailleurs ce qu’est aujourd’hui le MoDem. Pour beaucoup, il s’agirait aussi essentiellement d’un problème de leadership. C’est en tout cas ce qui ressort à la lecture de la plupart des journaux : on n’y lit aucune analyse de fond, seulement des estimations sur les éventuels-peut-être-pourquoi-pas-un-jour-futurs-candidats au poste de premier secrétaire à l’automne et à l’Elysée en 2012.Je crois qu’on se trompe dans la définition du problème. Car savoir qui sera le meilleur candidat pour 2012 n’est pas d’une grande utilité dans une optique de long terme. En se focalisant sur les questions de personnes, on risque de ne penser qu’en termes d’image et non de fond. C’est une vision néfaste de la politique et de la démocratie. C’est croire que l’électeur est abruti et ne choisit que sur des questions superficielles, ce qui n’est pas complètement faux, mais c’est surtout croire qu’il ne peut en être autrement. Sarkozy n’a pas convaincu que la politique qu’il comptait mettre en place serait bonne. Il a raconté une histoire, fait croire et rêver l’électeur. C’est pourquoi aujourd’hui il déçoit. Etre réellement socialiste ne saurait être compatible avec une telle conception de la politique. Car c’est aussi être antidémocrate que de raisonner ainsi : il s’agirait de convaincre par des techniques de marketing de porter telle ou telle personne au pouvoir, en sachant très bien que ce n’est pas pour une politique que l’électeur se prononce… Bref, on ne doit pas concevoir la politique qu’en termes de pouvoir. L’essentiel n’est pas que ce soit le candidat du PS qui soit élu en 2012 à l’Elysée. Non. L’essentiel c’est la politique qu’un tel président mettra en place et c’est que l’électeur ait choisi cette politique en connaissance de cause parce qu’on l’aura convaincu. C’est la seule solution pour pouvoir mettre en place une réelle politique socialiste, car c’est en convaincant vraiment, sur les solutions politiques, que le pouvoir restera suffisamment longtemps aux socialistes afin qu’ils puissent apporter des solutions innovantes, sociales, humaines aux défis du siècle. Si le débat ne porte que sur « quel candidat sera le mieux placé pour vaincre Sarkozy en 2012 », une chose est certaine, c’est qu’en quelques mois, les Français seront déçu d’un choix qu’il n’auront fait qu’à moitié. Comme en 1981, comme en 1995, comme en 2002, comme en 2007… Non, l’effort du Parti Socialiste doit avant tout se porter dans deux directions. D’abord une rénovation idéologique. Ensuite une popularisation des thèmes et des solutions socialistes.
La réflexion idéologique d’abord. Il faut commencer par se retrouver autour des valeurs qui seront le fondement d’une doctrine socialiste. Pour moi, ces valeurs s’articulent autour d’une recherche de l’émancipation et la libération de la personne humaine. Dans une vision de l’homme qui considère l’égalité des individus, quels que soient leur sexe, leur âge, leur origine, leur nationalité, leur parcours, leur religion, tout en la conjuguant avec l’unicité des ces mêmes individus. Enfin, un corps de valeur qui voit le genre humain non comme une somme d’individus mais comme un corps social qui se doit d’être solidaire. En résumé : émancipation humaine, égalité, solidarité… et ce à tous les niveaux : local, national, européen international. A ces valeurs traditionnelles de la gauche socialiste, il faut aujourd’hui ajouter l’exigence écologique : le pragmatisme nous obligerait déjà à ne pas détruire plus notre unique milieu vital, mais les valeurs déjà citées nous dictent de ne pas forcer nos descendant à vivre dans une porcherie infernale. Il faudra ensuite concevoir des solutions politiques concrètes et réalistes, globales et ambitieuses, qui permettent d’imaginer puis de réaliser une évolution de la société afin de répondre au mieux aux exigences de ces valeurs fondamentales. Je ne connais pas ces solutions bien sûr (même si j’ai quelques idées, je les développerai dans un autre texte, ici ce n’est pas le sujet). C’est justement là que doit intervenir le Parti. Parce que se mettre grosso modo d’accord sur les valeurs que nous voulons défendre n’est pas bien compliqué (encore que…). L’étape difficile c’est de traduire cette volonté en force de proposition. Et justement, le PS compte en son sein de nombreux intellectuels compétents. Et encore bien d’autres sont des « compagnons de routes ». Economistes, sociologues philosophes, politologues, historiens, urbanistes, géographes… et sûrement des biologistes (écologues de préférence). Pourquoi ne pas mettre à profit ce vivier d’intellectuels, qui ne demande sûrement pas mieux, pour imaginer ces solutions ? Pas pour tirer un trait sur tout ce que les socialistes ont pu penser depuis un siècle. Non, pour adapter, innover à partir de ces différentes idées et construire un projet cohérent et réellement socialiste qui réponde à la situation qui est celle de la France, mais aussi de l’Europe et du monde, aujourd’hui. Des solutions qui devront dans le même temps se confronter aux débats avec les militants et à un aller-retour de discussions avec la population. Discussions organisées dans le cadre d’un travail de terrain qui doit former selon moi le deuxième axe de l’action future de Parti Socialiste.
Le deuxième axe de ce qui devrait être l’action du Parti Socialiste est donc le travail de popularisation des valeurs, des thèmes et in fine des solutions des socialistes. Travail qui devrait être bien plus ambitieux, bien plus profond qu’une simple campagne électorale, essentiellement télévisée. Car comme je le disais plus haut, pour espérer avoir les moyens de mettre en place une politique socialiste, il faut vraiment convaincre la population. C’est donc sur le terrain idéologique que la propagande (acceptons le mot dans sa définition non totalitaire : travail de communication en vue de convaincre sur un terrain politique) doit jouer. On sait tous que la télévision, et la plupart de médias de manière générale, se prêtent mal à de longs débats ou argumentaires. Je pense que pour convaincre il faut réellement aller vers les gens. C’est d’un travail de terrain que pourra émerger une France socialiste. Comment faire ? Là encore, je n’ai pas de réponse toute faite. Le PS est lié à un grand nombre d’associations de terrain, il y a sûrement quelque chose à faire de ce réseau. Ensuite, il faut utiliser au mieux le réseau des militants. Pour organiser des diffusions de tracts, des journaux locaux (qui traitent à la fois des enjeux locaux et nationaux)… Et surtout organiser des réunions, dans les entreprises, dans les quartiers pour (re)créer un lien avec les couches populaires (ah, que je n’aime pas cette expression !) et le Parti. Ce qui nécessite de revaloriser la place des militants dans le Parti. Bref, il faut faire du PS un parti de militants et non de notables. Et peut-être un jour un parti de masse. C’est par un tel travail de longue haleine, en ressassant parfois certains thèmes, en convaincant pied par pied qu’on construira quelque chose de durable. Renforcer le lien entre le Parti et le peuple passe aussi par une meilleure écoute qui fasse remonter les revendications populaires jusqu’aux débats idéologiques, une écoute qui soit aussi une forme de conseil aux personnes en situation difficile (comme parfois les syndicats au sein de entreprises) et donc une écoute créatrice de confiance…
Finalement, c’est l’hégémonie idéologique que nous devons chercher car l’hégémonie idéologique ne pourra amener à long terme que la victoire politique, et si le travail préparatoire idéologique a été bien mené, celle-ci amènera à son tour la victoire sociale.
(Ce texte a été concocté à l'intention du tout jeune blog coopératif Congrès Socialiste par les militant(e)s. C'est pourquoi je répète en développant ce que je disais déjà dans ma note Rénover ?. Je le publie ici car il développe et clarifie ce premier jet et pour qu'il figure sur le portail Cozop)
17:07 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gauche, rénovation, ps, socialiste
25 mars 2008
Qu'est ce que l'égalité ?
Egalité. Voilà un mot qu'on connaît bien. Il est de notre devise, "Liberté, Egalité, Fraternite", de notre fièrement nationale Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC pour les intimes) où les hommes "naissent et demeurent libres et égaux en droit". Il est l'un des mots les plus importants du vocabulaire de la gauche.
Mais, c'est quoi l'égalité ?
Laissons de côté l'égalité "identité" dont révèrent certains utopistes du XIXe siècle qui pensait que l'avenir de l'homme serait quand même meilleur si on devenait tous les mêmes. Oublions aussi pour le moment l'égalité d'une "société sans antagonisme de classe" que le père Lénine imaginait après la dictature du prolétarait, une égalité "selon les besoins" possible par l'avènement d'un homme nouveau par sa vertu ou que Babeuf imaginait on ne sait trop comment.
Parlons plutôt de l'égalité "selon les capacités" dont parlait le même Lénine et bien d'autres avant lui (Marx, Proudhon, Saint-Simon... j'en passe). Dans l'idée, elle rejoint ce qu'on appelle souvent égalité "des chances" ou "méritocratique". Dans cette acception, l'égalité doit être celle des athlètes. Partons tous derrière une même ligne et nous arriverons dans l'ordre de nos mérites. Elle pose deux problèmes : comment partir avec les mêmes chances, et comment juger les mérites de chacun ?
Pour répondre réellement au premier problème (et pas à la Broloo...), il faut travailler l'éducation afin qu'elle ne soit pas dépendante des conditions sociales de chacun et il faut... supprimer l'héritage (ou au moins le limiter fortement). Entre autres idées.
Mais c'est surtout le deuxième problème qui est le plus gênant. C'est celui qu'on rencontre dès qu'on parle de mérite. Quels sont les critères qui permettent de mesurer le mérite ? Est plus méritant celui qui, malgré un travail intense, est mauvais à l'école ou celui qui, sans rien glander, obtient de bon résultat ? Doit-on juger, en termes de résultats, de temps de travail, de difficulté de travail, de dangerosité, de responsabilité . Et surtout, qui doit juger ? L'Etat, le marché... ?
Sur cette deuxième question, je n'ai pas de réponse, notamment sur les critères qui permettraient de juger le mérite de chacun. Mais je pense qu'il faudrait peut-être déconnecter, au moins en partie, l'idée d'égalité de la notion de mérite. Partons du principe que nous sommes tous des être humains, et qu'à ce titre nous avons droit à un minimum vital qui donne à chacun les moyens de s'émanciper.
Il y a peut-être un troisième problème : comment récompenser le mérite ? Une reconnaissance sociale, de l'argent.... Là encore je n'ai pas de réponse, si ce n'est que je ne considère ni l'une ni l'autre de ces deux récompenses comme la finalité d'une existence humaine.
Edit : à me relire, ce billet est fouilli et fourre-tout.... tant pis ! Promis, un jour je parlerai concrètement...
21:36 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, égalité, lénine, marx, saint-simon, borloo
22 février 2008
M'engager ?
Mon engagement (léger) dans la campagne et mes réflexions politiques de plus en plus nombreuses me poussent à me poser régulièrement la question d'un réel engagement politique.
Sous quelle forme ? Avec qui ? Dans quel objectif ? Autant de questions qui me posent problème pour passer à l'acte.
Syndicat étudiant ? Pas convaincu du tout. Je n'ai pas envie de m'enfermer dans une organisation sectorielle, et les syndicats de ma fac, que j'ai fréquenté d'assez près dans les nombreux mouvement qui l'ont secouée depuis trois ans, me tentent pas plus que ça...
Parti ? Dans l'idée, c'est ça qui conviendrait le mieux. Ca correspondrait mieux au sens que je veux donner à ma réflexion. Se pose donc un deuxième problème. Le problème. Avec qui ? En gros mon coeur balance entre le PS ou une formation "plus à gauche".
Le PS a pour lui, quoi qu'on en dise, d'être aujourd'hui le seul parti capable aujourd'hui d'être une alternative à l'UMP. Sauf que mon engagement sera local. Localement, le PS a pour lui d'être le plus actif chez moi. Toutefois l'état du PS au niveau national est quand même sacrément rebutant. Et sa réaction à l'occasion du traité de Lisbonne l'est tout autant. Reste que, localement, sa position sur cette question est plus conforme à mon opinion : les deux députés socialistes de mon département ont voté contre la révision constitutionnelle, dont le possible futur maire de Caen, et le probable futur maire de ma ville s'est prononcé dans le même sens. Localement, le PS est donc bien plus attirant que nationalement. Et je ne suis pas résigné à la dégradation du mot "socialiste" et de l'histoire qu'il recouvre.
A côté, la dispersion est trop grande. S'il existait aujourd'hui un regroupement quelconque digne de ce nom à gauche du PS, je n'hésiterais sûrement pas. Mais la réalité est là, et je doute que le nouveau parti de Besancenot résolve ce problème. Un engagement de ce côté là pourrait donc avoir comme but de militer pour la création d'un tel regroupement. Mais je doute de pouvoir y faire quoi que ce soit. Localement, ne pas être au PS me permettrais peut-être d'être plus critique vis-à-vis d'une éventuelle équipe municipale socialiste. Quoi qu'adhérer au PS ne signifierait pas pour autant abandonner ce discours.
En fait, il faut peut-être que je commence par m'interroger sur le sens d'un tel engagement. D'abord, personnellement, j'y vois une expérience et un élément de réflexion. Et puis ce serait aussi un moyen d'agir pour que mes réflexions aient un prolongement pratique. C'est ce deuxième point qui tenderait à me pousser plutôt vers une organisation "de gouvernement" comme le PS. Parce que je n'ai pas encore perdu l'idée qu'on peut changer les choses par les élections. Peut-être une illusion, mais tant que j'y crois, je pense que c'est en travaillant à l'intérieur du PS qu'on peut être plus efficace. A moins que je me trompe.
Bref. Je me tate encore quoi.
Ah ! Si le PS allait mieux !
17:50 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : parti, socialiste, PS, LCR, Besancenot, PCF
22 janvier 2008
A quoi doit servir la politique ?
(lire la note précédente)
Cela peut sembler idiot à lire (et encore plus à écrire), mais il me semble que ce que doit viser la politique est quelque chose de l’ordre du bonheur de tous. C’est aussi banal que flou, mais c’est un point de départ.
Un écueil de taille dès le départ : qu’est ce que le bonheur ? De quel bonheur parlons-nous ? La politique pourrait peut être rendre les gens heureux à grand coup de propagande. Bourrage de crâne du genre « vous êtes heureux, vous êtes heureux, vous êtes heureux… ». Il s’agirait alors d’un bonheur factice, en tout cas pas satisfaisant. Le bonheur dont je parle ici aurait plutôt à voir avec une émancipation de chacun. Emancipation physique, morale, sentimentale, intellectuelle… Il s’agit d’un bonheur conscient, volontaire, individuel.
La politique ne peut pas créer un tel bonheur, mais elle doit y tendre, en fixant le cadre dans lequel autant de personnes que possible seront capables de l’atteindre. Il est bien évident que jamais l’humanité toute entière ne sera heureuse simultanément, et la politique ne pourra jamais abattre certains obstacles (sentimental). On ne peut décréter le bonheur général, mais on doit le rendre accessible au plus grand nombre.
Le but de la politique devrait ainsi être l’émancipation de tous, quels qu’ils soient. Cette notion n’est cependant par forcément plus claire que celle de bonheur. Emanciper de quoi ? Emanciper des autres individus surtout. Et donc des puissants. Police et justice aidant, la force physique n’est plus un moyen d’aliénation courant désormais. Mais il y en a d’autres à combattre. L’aliénation de l’employé est ainsi possible par son patron si on ne régule pas leurs relations. Il peut aussi y avoir une forme d’aliénation de l’esprit (j’entends par là, ce qui se passe dans le cerveau de chacun) par la religion, les médias, l’intelligentsia. Sur ce dernier point, il ne s’agit plus de réguler mais plutôt de permettre la divergence des points de vue (pluralisme) et la formation d’esprits critiques (éducation).
Il faut aussi ajouter une émancipation matérielle. Sans laquelle toute autre émancipation serait vaine. Que chacun ait de quoi vivre, nourrir sa famille (en évitant toute aliénation sociale). « Pour être libre, il faut d’abord être » écrivait Léon Blum. « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence ». C’est cela l’émancipation matérielle. Quand on n’a plus de souci pour survivre, on peut se soucier de ne pas céder aux plus puissants et de réfléchir avec esprit critique.
Plusieurs choses émergent donc derrière ce terme d’ « émancipation ». Emancipation sociale par une harmonisation des rapports sociaux, émancipation intellectuelle par l’éducation et émancipation matérielle par une meilleure redistribution comblant les besoins de chacun.
Enfin, la politique ne doit pas se contenter de proposer une telle émancipation qu’à une partie de l’humanité. C’est l’ensemble de la société qui doit être concernée, en réfléchissant dans et à partir de l’élément collectif. Surtout que nous pourrions bien être condamnés à vivre ensemble ; autant le faire au mieux. Aujourd’hui le premier cadre collectif à venir à l’esprit est sans doute l’Etat ou la Nation. Pour moi, on ne peut pas s’en contenter, et dans l’idéal, c’est à l’universalité du genre humain qu’il faudrait s’adresser. Dans la pratique, il serait peut être nécessaire de privilégier le cadre européen, sans oublier qu’il faudra un jour voir plus loin.
En bref, la politique devrait tendre au bonheur de tous, ce qu’elle rendra possible en travaillant à l’émancipation matérielle, sociale et intellectuelle des individus. Et de préférence de tous les individus, dans le cadre collectif le plus large.
21:35 Publié dans Réflexions politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique

