24.05.2008

Encore une interview de Benoît Hamon

380180127.jpgComme je l'ai déjà expliqué ici, j'entend débattre d'idées plutôt que de personnes dans la discussion au sein du PS. Je ne veux donc être le fervent supporter ni de l'un, ni de l'autre de nos plus-ou-moins-futurs-candidats.

Mais quand j'écoute cette interview de Benoît Hamon, dont je parlais déjà ici il y a quelques mois... je ne peux pas m'emêcher d'aquiescer, d'être séduit. Sauf son histoire de fond souverain où j'ai pas tout compris.

 

 

 

 

 

07.03.2008

Benoît Hamon

Une interview intéressante de Benoît Hamon. J'en retiens quelques petites choses : 1683373128.jpg Il rejette l'analyse simpliste habituelle de la défaite de 2007 et "ne pense pas que la défaite soit due à un complot des éléphants, même s’ils traînaient un peu des pieds, ou par les lacunes de la candidate". Pour lui,"le candidat de droite a fondé sa victoire sur la question sociale. La gauche perd sur la question sociale dans un contexte de forte demande sociale. Insensé !" C'est la "Travailler plus pour gagner plus" qui a fait la victoire de Sarkozy, avec un gauche incapable de l'emporter sur ce qui devrait être sa première préoccupation, la question sociale. Il parle ainsi de la "conversion de la gauche à la doctrine sociale de la droite" (donnant-donnant, dénonciation de l'assistanat...). D'où vient cette conversion ? De "la crise du modèle social", qui découle elle-même du "le choix de la construction européenne [qui] encourage à la baisse des recettes fiscales" et "à la réduction du déficit". Cette conversion, Benoît Hamon la rejette. Pour lutter contre, il veut combattre "tous les diagnostics fainéants à partir desquels on justifie ce consensus sur les questions économique et sociale". Viens ensuite une dénonciation classiquement socialiste des premiers mois de Sarkozy qui visent à "casser le système social français" pour augmenter "la rentabilité du capital d’investissement", "la droite s’est elle-même droitisée". Comment lutter ? Il cherche à "refaire de la confrontation et redonner forme aux clivages" insistant sur un nécessaire "travail pédagogique" sur "l’ampleur des instruments de redistribution et notamment la vocation qu’on donne à l’impôt" Rien de vraiment nouveau de cette analyse, mais ça fait au moins un socialiste de gauche. S'il n'y a qu'une chose à retenir de cette interview, c'est le dernier point que je soulève, l'importance de l'impôt.