04 novembre 2008

Le Congrès arrive !

221151393.jpgLe congrès du PS commence véritablement dans deux jours, jeudi soir, avec le vote sur les motions. Si je n'ai pas caché ma position, je voterai pour la motion de Benoît Hamon, je n'ai pas trouvé le temps pour écrire sur les motions ; j'aurais aimé vous proposer un résumé et mon avis sur chacune d'elle, mais j'ai trop de travail pour ça.

Dans la dernière ligne droite, rue89 présente un article sur chacune des motions. Ils ont commencé par les petites motions, celles dont les autres médias ne parlement même pas, celles d'Utopia et du Pôle écologique. Puis sont venues les présentations de Benoît Hamon, de Martine Aubry et de Bertrand Delanoë. Absente pour l'instant (l'article ne devrait pas tarder) Ségolène Royal.

 

A noter aussi le lancement du site leftblogs.info où des blogueurs de gauche raconteront leur vision du congrès. Certains y seront présent le week-end du 15 novembre. A suivre !

20 octobre 2008

Cette semaine ? La bourse est nue !

Déjà que je me pompe moi-même pour faire du contenu.

Alors je crée une nouvelle rubrique régulière. Sans efforts. Innovante ? Même pas. Une revue de web hebdomadaire. Mais pas fourre-tout : j'essaie tout de même de structurer. Un thème central d'abord. Tant pis si tout ne date pas de la semaine.

 

spip.php?action=autoriser&arg=6509

Je n'ai pas parlé de la crise. D'abord parce que tout le monde en parle, beaucoup. Trop. Aussi parce que je ne suis pas économiste et n'y comprend pas tout. J'ai quand même lu pas mal de choses. En voici une sélection.

 

Je vous épargne les analyses classiques des mêmes économistes qui nous vendaient tel un catéchisme le système qui vient de faillir. Mais qu'y avait-il d'autre à lire ?

D'abord, Nicolas, qui nous explique à quoi ne sert pas la bourse. Et monsieur Poireau qui, lui, est (presque) nostalgique de Staline.

Des trucs vraiment sérieux aussi. Reprenant un article original de The Economist, nonfiction.fr évoque une opportunité pour l'Afrique, pendant que La vie des idées interroge le renversement politique qui serait en train de s'opposer. S'agit-il vraiment d'un retour de l'Etat ? Et Yann Moulier Boutang est invité par Télérama pour poursuivre la réflexion entamée dans son article dans le dernier numéro de la Revue Internationale de Livres et des Idées. A noter enfin, dont je n'ai rien lu pour l'instant, la création d'un blog consacré à la crise par Attac : speculand...

De leur côté enfin, quelques socialistes se retrouvent autour d'Hamon pour débattre et proposer [.pdf]. C'est long, mais pour ceux qui ont le temps, ça vaut d'y passer quelques (longues) minutes. Sinon, les vidéos des interventions de Benoit Hamon et Frédéric Lordon sont visionnables sur le site de la motion Un monde d'avance.

 

24 mai 2008

Encore une interview de Benoît Hamon

380180127.jpgComme je l'ai déjà expliqué ici, j'entend débattre d'idées plutôt que de personnes dans la discussion au sein du PS. Je ne veux donc être le fervent supporter ni de l'un, ni de l'autre de nos plus-ou-moins-futurs-candidats.

Mais quand j'écoute cette interview de Benoît Hamon, dont je parlais déjà ici il y a quelques mois... je ne peux pas m'emêcher d'aquiescer, d'être séduit. Sauf son histoire de fond souverain où j'ai pas tout compris.

 

 

 

 

 

07 mars 2008

Benoît Hamon

Une interview intéressante de Benoît Hamon. J'en retiens quelques petites choses :

1683373128.jpg Il rejette l'analyse simpliste habituelle de la défaite de 2007 et "ne pense pas que la défaite soit due à un complot des éléphants, même s’ils traînaient un peu des pieds, ou par les lacunes de la candidate". Pour lui,"le candidat de droite a fondé sa victoire sur la question sociale. La gauche perd sur la question sociale dans un contexte de forte demande sociale. Insensé !" C'est la "Travailler plus pour gagner plus" qui a fait la victoire de Sarkozy, avec un gauche incapable de l'emporter sur ce qui devrait être sa première préoccupation, la question sociale. Il parle ainsi de la "conversion de la gauche à la doctrine sociale de la droite" (donnant-donnant, dénonciation de l'assistanat...). D'où vient cette conversion ? De "la crise du modèle social", qui découle elle-même du "le choix de la construction européenne [qui] encourage à la baisse des recettes fiscales" et "à la réduction du déficit". Cette conversion, Benoît Hamon la rejette. Pour lutter contre, il veut combattre "tous les diagnostics fainéants à partir desquels on justifie ce consensus sur les questions économique et sociale".
Viens ensuite une dénonciation classiquement socialiste des premiers mois de Sarkozy qui visent à "casser le système social français" pour augmenter "la rentabilité du capital d’investissement", "la droite s’est elle-même droitisée". Comment lutter ? Il cherche à "refaire de la confrontation et redonner forme aux clivages" insistant sur un nécessaire "travail pédagogique" sur "l’ampleur des instruments de redistribution et notamment la vocation qu’on donne à l’impôt"

Rien de vraiment nouveau de cette analyse, mais ça fait au moins un socialiste de gauche. S'il n'y a qu'une chose à retenir de cette interview, c'est le dernier point que je soulève, l'importance de l'impôt.